RENCONTRE : END OF MORTAL LIFE

En ce début d’année 2019, End of Mortal Life, jeune rennais passionné de musique électronique, sort son EP « Cette fille », sur le label parisien Intervision et chez ASC, ça-nous-ré-gale !

Talentueux et prometteur, le jeune DJ continue de nous faire danser avec mélancolie sur les dancefloors, afin de toujours plus nous transporter grâce à aux diverses influences musicales ressenties dans ses productions. En effet, « Cette fille » est une ode à l’amour, à la jeunesse et à la liberté. L’atmosphère planante, incontrôlable et relatant d’une douce violence nous donnerait presque envie, à nous aussi chez ASC, de tomber amoureux et de dédier un EP à notre moitié.

Vous l’aurez donc compris, End of Mortal Life nous introduit une fois de plus dans son univers ténébreux en renvoyant un son alternatif et original pour le plus grand bonheur de tous ses fans. C’est donc par amour pour la musique que nous sommes allés à sa rencontre, afin que le jeune breton puisse nous parler un peu plus de son art.

COVER

Comment décrirais-tu ta musique et ton style ?  » Je produis une musique sombre et mélancolique, j’aime parler d’amour et de tristesse. Je travaille mon identité de sorte à ce qu’elle soit hybride avec toutes les références dans lesquelles je pioche, comme la techno, l’EBM et la cold wave. »

Capture d’écran 2019-03-11 à 11.11.25

Pourquoi « End of Mortal Life » ? 
 » End of Mortal Life tout simplement pour que cela représente la fin de la vie mortelle qui rejoint les idées transhumanistes. Tant que ma musique sera diffusable, je ne mourrai jamais. »

Quelles sont tes inspirations, tes influences ?
 » J’aime tout et j’aime rien, je suis influencé par le post-punk dans sa globalité, j’ai des références plus contemporaines comme de la techno, du hip-hop, du jazz, de la musique expérimentale ou de la harshnoise pour les fins connaisseurs. Pour le name dropping je dirais Poison Point, Rendez-Vous, DJ Varsovie, the Hacker, David Caretta, Molchat Doma, Booba, 667, et bien d’autres… »

Parle-nous un peu de tes débuts.
 » J’ai fait mes armes à Rennes, ma ville natale, avec des projets que je n’ai pas voulu poursuivre mais qui ont créé End of Mortal Life. Je mixais dans des bars et clubs locaux avec notre association Silteplay (Big up à Azano, E-Runner et Hunt). Chaque association à Rennes apporte sa pierre à l’édifice de la musique électronique dans des lieux tels que l’Ubu, l’Antipode ou encore nos chers amis du 1988 Live Club. J’ai ainsi forgé mon identité musicale et mis en forme mon projet « End of Mortal Life » en concrétisant mon EP « Cette fille » sur le label parisien Intervision. »

Capture d’écran 2019-03-11 à 11.14.56« Cette fille », une véritable déclaration d’amour ?
 » Evidemment, une lettre d’amour à l’humain. Je la dédie à ma tendre bien sûr. J’ai appris que c’était la chanson d’amour de ses copines, c’est génial. »


Ta plus belle expérience sur la scène musicale ?

 » Je dirais que ma plus belle expérience c’est finalement la rencontre constante de personnes, d’acteurs et de nouveaux amis avec lesquels ont mène de nouveaux projets. C’est le cas pour les sides projects avec Blurred Boy, Animal Holocaust et très prochainement Mind Matter avec qui on charbonne un EP sur Messe Noire qui sortira en mars. »

Quels sont tes futurs projets ? 
 » Comme je le disais, on sort un split EP avec Mind Matters en mars prochain. Je sors aussi des tracks avec des various artists sur les labels Askorn et Obsidienne.
Je prévois de sortir mon second EP sur Tripalium courant 2019. Je vais aussi voyager entre Paris, Lyon et Rennes en mars et très prochainement t (le 9 mars) j’assure le warm-up des 4 ans de la Fée Croquer, à ne pas louper! »

Qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu’un qui débute dans la production musicale ? 
 » Ces dernières années, j’ai compris que la persévérance est la clé, elle induit à mes yeux la rigueur et le travail. Le but, pour moi, est de se fixer des objectifs et de se motiver pour les atteindre. C’est avant tout un travail sur soi. »

Une pépite que tu voudrais nous faire partager ?
End Of Mortal Life – Childhood’s End par OBSIDIENNE

Si tu as envie de taper du pied sur le set d’End of Mortal Life, tu peux aller choper son EP ou espérer le voir sur Paris ou Rennes !  D’ici là, stay tuned jeune assassien.

Jeanne-Sophie Muriel