PITCHFORK MUSIC FESTIVAL PARIS : ASSAS SOUND CODE Y ÉTAIT

Pour la septième année consécutive, le Pitchfork Music festival vient à Paris pour un rendez vous automnal toujours aussi attendu. Cette année encore, une programmation riche et pointue était annoncée : Rone, Rejjie Snow, Jungle, Bicep, The Blaze, Run the Jewels, The National et tant d’autres encore. Assas Sound Code y était et vous raconte ces trois jours de concerts.

JOUR 1

Première chose en arrivant, un détour s’impose par le téléphone Viceland. Après un message laissé au répondeur et un cadeau reçu en échange (une banane du plus bel effet), direction est prise vers l’espace Radio Nova, toujours présente sur le festival. Un blind test y est organisée cette année. Je décide de jouer le jeu et, incroyable mais vrai, je remporte la victoire. Un vinyle du Label crée par le Perchoir et une compilation Radio Nova en poche, direction le live de Chassol qui suscite notre curiosité.
C’est un live délicat et aérien qui est livré au public. Un grand écran diffuse des images un brin hypnotisantes derrière l’artiste qui livre une prestation expérimentale alliant entre autres chant d’oiseau, flute et piano. Après cet instant particulier, le live du français Rone commence peu de temps après. Il livre un set dynamique et joue les morceaux issus de son nouvel album Mirapolis, enchainant ensuite avec les classiques de son œuvre : on est encore conquis.
Par la suite, on loupe finalement les concerts de Ride et de Kevin Morby. Pour se consoler, on finit avec le groupe américain d’indie-rock The National, dont leur nouvel album vient de sortir. Le chanteur, Matt Berninger, mélange nouveaux titres et classiques du groupe et finit par un bain de foule.
Quant à nous, on ressort conquises de ce premier jour de festival.

JOUR 2

Cigarette after Sex étant étonnamment programmé à 18 heures, on passe notre tour à cause des cours.
À défaut d’avoir pu le faire la veille, on décide de faire un tour au stand Greenroom qui permet de choper des vinyles. Un vinyle de Supermen Lovers dégotté, on file rapidement vers le live déjà entamé d’Isaac Delusion. De retour avec un nouvel album, Rust and Gold, les Francais nous font bouger et finissent leur prestation avec une interprétation de leur titre Distance absolument génial.
La surprise du jour provient du live de Rejjie Snow. L’Irlandais qui défend la scène du rap européen débarque, enchainant avec brio ses morceaux et livre son nouveau titre Flexin’ : on a adoré.
On enchaîne plus tard avec le duo Polo & Pan. Les Français viennent présenter leur nouvel album Caravelle et nous emmène en voyage autour du monde.
On termine enfin la soirée avec les Anglais de Jungle. Le public est enchanté, le groupe enchaine les titres entrainants avec aisance et finit avec les deux morceaux les plus connus : Busy earnin’ et Time. Quant à nous, on est crevées mais on a hâte de voir ce que nous réserve le dernier jour.

JOUR 3

Dernier jour du festival, le programme est riche. On commence par retourner au stand Greenroom et cette fois-ci, on réussit à choper un vinyle Kitsuné.
À 20H20, Jacques débarque sur scène et fait une performance déroutante, fidèle à lui-même. Des dizaines de drapeaux flottent sur scène (représentant tous les pays où ce dernier est allé) et entourent l’artiste qui lâche un live profondément décalé.
Arrive ensuite Princess Nokia : la déception est aussi grande que l’attente qu’elle avait suscité. Elle commence par une interprétation de Tomboy ratée car pas assez survoltée et les morceaux s’enchainent finalement sans entrain (voire en playback ?). On décide – on est pas les seules ! – de partir vers le live de Run the Jewels qui commence bientôt. Gros changement d’ambiance : les Américains, eux vraiment survoltés, enflamment le public. La comparaison est dure pour Princess Nokia.
Vers 23h45, on file vers le live tant attendu du duo français dont tout le monde parle, The Blaze. Le live est à l’image de l’EP sorti récemment, parfaitement maitrisé mais trop court. On s’accorde ensuite à l’étage une pause bien méritée devant la prestation de Bicep. Le duo présente son nouvel album et c’est l’un des meilleurs concerts de la soirée. Pour finir, on redescend pour aller groover sur le set de Black Madonna d’abord et de Talaboman ensuite : les trois dj’s font le boulot, on ne peut pas s’arrêter de bouger.
Il est déjà 4h30 du matin. Franchement tristes de quitter le festival mais pas le temps de pleurer. On file en Noctilien fêter les 6 ans de CONCRETE.

Capture d’écran 2017-11-06 à 17.15.18.png

Crédit Photo : ©Alban Gendrot

Madeleine Anglès d’Auriac